(photo Alain Bérubé)
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Après avoir écrit de nombreux romans destinés principalement aux jeunes, Amélie Bibeau amorce un virage plus « adulte ». Son 35e livre, Jardins secrets , est inspiré en bonne partie de son village natal, soit Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Léanne, une architecte en patrimoine qui a pour mandat de restaurer une maison ancestrale, est troublée par deux frères fort différents. Un l’accueille avec charme, alors que l’autre se montre plus farouche à son endroit.

« Mais c’est plus que la maison qui a besoin de réparations. Les hommes de cette famille sont brisés, rongés par des rancœurs tenaces. Léanne croyait trouver la tranquillité à la campagne, mais elle s’apprête plutôt à déterrer des blessures enfouies profondément dans le jardin secret… et dans le sien », peut-on lire dans le résumé de ce livre.

Amélie Bibeau affirme avoir eu un grand plaisir à plonger tête première dans cette nouvelle aventure littéraire.

« Ce virage répond à une demande de mon éditrice d’écrire une romance contemporaine, un style très en vogue. Il y a moins de censure dans ce nouveau livre, notamment pour certains passages à caractère sexuel. Mais je garde tout de même certaines habitudes au niveau de mon écriture », explique l’auteure sherbrookoise.

Amélie Bibeau a pris un malin plaisir à établir la rivalité entre les frères Julien et Étienne Bérubé, qui ne sont pas très tendres un envers l’autre.

« Ils sont vraiment arrogants, chacun à leur manière. J’aime changer souvent de perspectives avec mes personnages. Il y a beaucoup de montagnes russes au niveau des émotions, comme dans mes autres romans », dit-elle.

Comme dans l’ensemble de son œuvre, l’Estrie demeure en toile de fond, sans être directement évoquée, dans Jardins secrets.

« Tous mes romans ont lieu dans des villes et villages imaginaires, mais je pars toujours de trucs que je connais déjà. Dans la série Lili-la-lune, par exemple, on retrouvait des références à Sherbrooke, Windsor et Coaticook. Pour Jardins secrets, il y a plusieurs éléments inspirés de la région de Lac-Mégantic. Mais j’ai travaillé avec les gens de l’Académie potagère, de Saint-François-Xavier-de-Brompton, ce qui m’a aidé à décrire les paysages dans ce livre. Mon village natal a ainsi pris de l’importance dans mes sources d’inspiration », explique Amélie Bibeau.

L’auteure joue à fond la métaphore des jardins fleuris, croyant fermement que certaines choses finissent par fleurir si on fait preuve de patience.

« J’adore vraiment le jardinage et les potagers, ainsi que d’aller dans les marchés, même si j’ai un passé de tueuse de plantes! », confie-t-elle en riant.

Amélie Bibeau promet une suite à Jardins Secrets.

« Mon nouveau livre fait partie d’une trilogie et certains personnages prendront davantage d’importance. Les prochains tomes seront lancés dans un intervalle de six mois », conclut-elle.

Une séance de signatures aura lieu le mercredi 12 août, de 13h à 17h à la Biblairie GGC de Sherbrooke, dans le cadre de la journée « J’achète un livre québécois ».

Pour se procurer ce nouveau roman, on peut entre autres visiter le :

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